Gundula Janowitz 1937-

Plus qu’une voix, c’était du pur cristal. Gundula Janowitz est une soprano lyrique autrichienne qui a joué un rôle majeur dans les années 1960-1980.

Née allemande, le 2 août 1937 à Berlin, Gundula Janowitz a grandi à Graz et a vite adopté la nationalité autrichienne. Après la mort de son père, elle a travaillé comme sténodactylographe. C’est au conservatoire de Graz, après avoir pratiqué le violon depuis l’âge de 7 ans qu’elle se lança dans des études de chant avec Herbert Thöney. Avec l’aide financière de la Wagner Society de Graz, elle auditionna au Festival de Bayreuth en 1959 et après avoir été entendue par Herbert von Karajan fut immédiatement engagée pour chanter à l’Opéra d’État de Vienne en 1960, faisant ses débuts en tant que Barbarina dans les Noces de Figaro de Mozart. Elle restera étroitement associée à cette maison d’opéra, dont elle est devenue membre permanent en 1962 et Kammersängerin en 1970, pour les trente prochaines années.

Gundula Janowitz en compagnie de Herbert von Karajan

Sa carrière professionnelle commença dès la fin des années 1950, sous le double signe de Mozart et de Wagner: en février 1960, elle débuta à l’Opéra de Vienne en Barberine dans Les Noces de Figaro, sous la direction d’Herbert von Karajan, et cet été-là, elle fut l’une des Filles-fleurs de Parsifal à Bayreuth. A la demande pressante d’Herbert von Karajan, elle fut l’impératrice dans Die Frau ohne Schatten (La Femme sans Ombre) de Richard Strauss, à l’âge de 27 ans. Sa technique fine et sa prudence ont empêché sa voix d’en souffrir en se retirant des représentations prévues après la répétition générale… Ses débuts à Glyndebourne eurent lieu en 1964, comme Ilia dans Idomeneo de Mozart avec pour partenaire un nouveau jeune ténor italien, Luciano Pavarotti, chantant Idamante. Outre l’Opéra de Vienne, elle fut présente à Graz, Hambourg et Munich et a également chanté à l’Opéra de Francfort entre 1963 et 1966. En 1963, elle participa au Festival d’Aix-en-Provence dans le rôle de Pamina et au Festival de Salzbourg comme Comtesse Almaviva dans Le nozze di Figaro.

Portraits de Gundula Janowitz

Gundula et Karajan

Après de modestes débuts à Bayreuth en 1960, Gundula Janowitz eut la prudence d’attendre un peu avant d’interpréter les grands personnages wagnériens comme Eva, Elsa, Elisabeth et surtout cette extraordinaire et inoubliable Sieglinde qui la poussa jusque dans ses derniers retranchements et avec laquelle elle inaugura en 1967 le festival de Pâques à Salzbourg pour la restée fameuse Tétralogie de Karajan. Cette Walkyrie enregistré en studio à la fin 1966, avec Jon Vickers en Siegmund et Régine Crespin en Brünnhilde reste un enregistrement d’anthologie.

Ses débuts au Metropolitan Opera de New-York se produisirent à l’automne 1967, également sous la direction de Karajan, dans le rôle de Sieglinde de La Walkyrie.

Elle fut présente à plusieurs reprises au Festival de Salzbourg dans des rôles comprenant Donna Anna (Don Giovanni en 1968-1970), Fiordiligi (Così fan tutte en 1968-1972), la comtesse Almaviva en 1970-1971), la Maréchale (Der Rosenkavalier en 1978-1979) et Ariadne (Ariadne auf Naxos en 1980-1981). De plus, elle a donné régulièrement des récitals au cours du Festival tout au long de sa carrière, devenant une interprète particulièrement remarquable des lieder de Schubert et des quatre derniers lieder (Vier letzte Lieder) de Richard Strauss.

Gundula Janowitz sur scène

En dehors du circuit des festivals, Janowitz a chanté régulièrement avec le Deutsche Oper de Berlin à partir de 1966, connaissant un grand succès à Berlin et à Vienne en 1969 dans le rôle d’Amelia de Simon Boccanegra. Elle s’est alors lancée plus volontiers dans le répertoire italien. Elle a chanté la Comtesse dans la production légendaire des Noces de Figaro dirigée par Sir Georg Solti, et fait ses débuts au Royal Opera House de Londres en Donna Anna en 1976.


Au cours de la dernière partie de sa carrière, Janowitz a évolué vers des rôles plus lourds, notamment Agathe du Freischütz, Ariane de Ariane auf Naxos, la comtesse dans Capriccio, Desdemona de Otello, Elisabeth de Tannhäuser, Leonore de Fidelio, Odabella de Attila et les rôles-titres d’Aida et Arabella. Il y eut aussi l’inoubliable Elisabetta du Don Carlo de Verdi qu’elle interpréta en 1970 à Vienne, où elle formait avec Franco Corelli le couple d’amants le plus émouvant jamais entendu dans cet opéra. Elle a visité le Japon en 1986 avec l’Opéra d’État de Vienne, chantant la Maréchale, et en 1987 est apparue dans sa nouvelle production finale à Vienne, comme Klytaemnestra dans Iphigenie en Aulide de Gluck. La même année, elle participa au festival Mörbisch Operetta dans le rôle-titre de la comtesse Mariza de Kálmán.

Elle a fait ses adieux officiels à la scène lyrique en 1990 le 18 mai 1990 à l’Opéra d’État de Vienne dans le rôle-titre d’Ariane auf Naxos, avec Heinrich Hollreiser comme chef d’orchestre. Elle a cependant continué à chanter des récitals de Lieder jusqu’en 1997, date à laquelle elle s’est complètement retirée de la scène. Elle a été directrice du Graz-Steiremark Theater de 1990 à 1991 et fut nommée membre honoraire de la Royal Academy of Music de Londres en 2000.

Les Quatre derniers lieder de Strauss


La voix de Janowitz était remarquable par un son clair et pur et un vibrato rapide qui a perduré tout au long de sa carrière. Combinés, ils communiquaient un sentiment de grande intensité émotionnelle. Elle prodiguait une sonorité pure, limpide crémeuse comme du cristal. Sa voix, un peu comparable à celle de Maria Stader, est considérée comme l’une des plus belles de son temps, avec un timbre riche qui était idéal pour les rôles d’opéra plus poétiques et sereins, tels que la comtesse dans Le nozze di Figaro, et en particulier les héroïnes de Strauss telles que la comtesse de Capriccio , Ariane, Arabella et la Maréchale. Elle a également été célébrée pour ses Verdi, en particulier Elisabetta dans Don Carlo, Amelia dans Simon Boccanegra et Aida. Certains critiques ont trouvé ses performances dépourvues de flamboyance, la qualifiant de tiède, mais beaucoup d’autres les ont jugées remarquables s’appuyant sur la musique et la ligne mélodique plutôt que sur de l’histrionisme. Elle ne jouait pas la puissance mais la finesse. Son enregistrement des quatre derniers lieder de Richard Strauss avec Karajan, reste la gravure de référence, juste au-dessus de celle de Lisa Della Casa. Son enregistrement de lieder de Schubert pour voix féminine a été récompensé à deux reprises par la Deutscher Schallplattenpreis allemande.


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