Mercedes Capsir 1897-1969

Soprano colorature, Mercedes Capsir est née à Barcelone, en Espagne, le 20 juillet 1897 et, curieusement, dans la même maison où une autre soprano espagnole naquit 12 ans plus tôt, Maria Barrientos. Elle étudia le piano, la composition et le chant au Conservatoire de Musique de Barcelone, avant de faire ses débuts à Gênes, en 1913, dans Gilda (Rigoletto), un rôle auquel elle restera étroitement associée tout au long de sa carrière. En 1916, elle fit ses débuts au Liceu de Barcelone, puis au Teatro Real de Madrid, au Teatro Nacional São Carlos de Lisbonne, au Teatro Colón de Buenos Aires, ainsi qu’à l’Opéra de Paris en 1917.

Ses débuts italiens eurent lieu à Bologne, dans Rosina (Barbiere di Siviglia), puis Elvira (I puritani), à Venise en 1921, avec Giacomo Lauri-Volpi. Elle fut également distribuée à Rome, avant d’arriver à La Scala à Milan, en 1924, à nouveau comme Gilda, en face du baryton Carlo Galeffi et du célèbre ténor Miguel Fleta, sous la direction de Arturo Toscanini. Capsir a chanté principalement en Europe, et dans un répertoire très limité. Ses autres rôles comprenaient: Amina (Sonnambula), Lucia (Lucia di Lammermoor) et Violetta (Traviata). Elle participa à des représentations de Il Re de Giordano à La Scala en 1929. Elle chanta à Nice en 1929 les rôles de Lucia, Violetta et Mimi (La Bohème) en 1937.

Mercedes Capsir

Capsir prit sa retraite de la scène en 1949. Sa dernière performance eut lieu au Liceo de Barcelone, dans Carolina (Il matrimonio segreto). Elle s’est ensuite tournée vers l’enseignement. Elle est décédée, à l’âge de 73 ans, le 13 mars 1969 à Suzzara (Lombardie, Italie). Elle est enterrée au cimetière de Montjuïc à Barcelone (Via Sant Oleguer. Agrupación 5ª. Tumba menor nº 63.)

La tombe de Mercedes Capsir à Barcelone

Mercedes Capsir enregistra en 1928, des versions complètes de Il barbiere di Siviglia et de Rigoletto, avec pour partenaires Riccardo Stracciari et Dino Borgioli. Elle a également enregistré les tout premiers Lucia di Lammermoor et La traviata. En Espagne et également pour la Columbia Record Co., elle a enregistré la zarzuela espagnole Marina d’Arrieta dans une performance qui mettait également en vedette Hipolito Lazaro et Jose Mardones.

Elle avait un remarquable tempérament et des moyens vocaux excellents. Elle possédait un phrasé plus moelleux et plus élégant que ses collègues. On la considère comme une des dernières représentantes de l’école ibérique des sopranos légers, à la voix particulièrement brillante, agile et étendue.

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