Fanny Anitúa 1887-1968

Fanny Anitúa fut considérée comme l’un des derniers véritables contralto de l’histoire du chant moderne avec des notes graves larges et profondes.

Son prénom était Francisca, dite Fanny et son nom complet Anitúa Yáñez. Francisca Anitúa naquit à Topia dans l’état de Durango, au nord-ouest du Mexique, le 22 janvier 1887, fille d’Antonio Sarabia Anitúa (qui travaillait dans les mines), et de Josefa Medrano Yanez. Le couple déménagea avec leurs deux filles à Topia, Durango, lorsque Fanny avait trois ans. A Durango, où elle a passé son enfance, elle commença à se faire remarquer par la pureté de sa voix, en participant à des chorales scolaires. À 10 ans, elle remporta un concours de radio et un contrat pour chanter sur une station de radio locale.  À l’âge de douze ans, elle entreprit ses études de chant et reçut ensuite une bourse du gouvernement pour étudier en Europe.  Elle fut alors admise à l’Académie Italienne d’Aristide Franceschetti à Rome. En 1905, elle poursuivit ses études au Conservatoire National de Musique de Mexico.   Parmi ses professeurs se trouvait Juan de Dios Peza, qui lui enseigna la déclamation et Rafael López, le solfège.

Fanny Anitúa

Elle fit ses débuts au Teatro Nazionale de Rome en 1910, chantant le rôle d’Orfeo de l’opéra Eurydice et Orphée de Christoph Willibald Gluck. Elle chanta souvent au Teatro alla Scala de Milan, en particulier dans le Siegfried de Wagner (saison 1910-1911), dans la première édition de Fedra d’Ildebrando Pizzetti (saison 1914-1915), dans le rôle de Konciakovna dans le Prince Igor de Borodine (saison 1915-1916), et encore dans Il Trovatore et Un Ballo in Maschera (1923–26 ). 

Elle chanta dans d’autres théâtres italiens importants, dont le Teatro Rossini à Pesaro et le Teatro Regio à Parme, dans Il barbiere di Siviglia (1916) et Cenerentola (1920), et très souvent dans des théâtres sud-américains tels que le Teatro Colón de Buenos Aires, particulièrement comme Olga dans Eugène Onegin de Tchaïkovsky (1911) et comme Amneris dans Aida (1939).

Elle est décédée à Mexico City le 4 avril 1968. Un concours de chant, au Mexique, de réputation internationale, porte son nom.

Elle a été considérée comme l’un des derniers vrais contraltos de l’histoire du chant moderne avec de surprenantes notes basses et une voix sonore et malgré tout étendue. Associé à une technique solide cela lui a permis de jouer aussi Rossini malgré les connaissances limitées de la colorature à cette époque. Elle eut aussi une activité d’enseignante. L’un de ses nombreux étudiants fut le ténor José Sosa Esquivel.

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