Giovanni Inghilleri 1894-1959

Giovanni Inghilleri était un baryton italien né le 9 mars 1894 à Porto Empedocle.

Il suivit tout d’abord une formation de pianiste, découvrant plus tard son talent vocal. En 1919, il fit ses débuts au Teatro Carcano de Milan, puis commença à chanter dans toute l’Italie, avec un succès considérable. ll se produisit ensuite dans des théâtres plus importants, comme le Teatro dell’Opera de Rome, le San Carlo de Naples et La Scala de Milan.

En 1928, il fut accueilli avec enthousiasme par le public londonien dans I Pagliacci au Royal Opera House de Londres où il revint au cours des deux saisons suivantes et où il atteint l’apogée de sa carrière en 1930 avec La Traviata, aux côtés de Rosa Ponselle et Beniamino Gigli. Son phrasé impeccable fut donné en exemple. Il chanta également à Chicago en 1929 et plus tard en France et en Espagne. 

Au cours des années 1930, Inghilleri participa à plusieurs créations italiennes, dont La Donna Serpente de Casella (Rome, 1932), Giulio Cesare de Malipiero (Gênes, 1936), Re Lear d’Alberto Ghislanzoni (Rome, 1937) et I Misteri dolorosi de Cottozzo (1937). Il fit ses débuts à La Scala de Milan en 1941 et y connut un succès considérable en chantant Gérard lors des célébrations en 1946 du cinquantième anniversaire de la création d’Andrea Chénier sous la baguette du compositeur Giordano lui-même.

Giovanni Inghilleri

Après la Seconde Guerre mondiale, Inghilleri incarna le Falstaff de Verdi au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, donna des concerts en Angleterre en 1948, continua de chanter à La Scala jusqu’en 1949 et, en 1952, se produisit au Maggio Musicale de Florence et aux Arènes de Vérone. Ses rôles ultérieurs comprirent le Wanderer  (Siegfried), Shaklovity (Khovanshchina) et Michele  (Il tabarro).

Ayant pris sa retraite en 1953, il enseigna à Milan et devint professeur au Conservatoire de Pesaro en 1956. Il fut également actif comme compositeur, écrivant un opéra, La Burla, un ballet et des chansons.

Il est décédé à Milan le 9 décembre 1959.

Inghilleri possédait une voix fine, sinon de première classe, qu’il utilisait avec autorité et musicalité, reflétant sa formation de pianiste. Ses représentations étaient très imaginatives et sa diction exemplaire, aboutissant à des performances saisissantes. Sa longévité vocale est clairement démontrée par ses enregistrements complets d’opéras, réalisés jusqu’en 1928 (Aida avec Sabajno pour HMV) et au début des années 1950 (La Bohème et Madama Butterfly avec Erede pour Decca).

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